Énorme coup de la part de Microsoft puisqu'on apprend aujourd'hui que Grand Theft Auto IV (GTA IV pour les intimes) est désormais rétrocompatible sur Xbox One ! Vous pouvez donc insérez dès maintenant votre jeu dans la console ou le récupérer depuis le menu "Mes jeux et applications" si vous l'aviez acheté en dématérialisé.

Pour rappel, GTA IV nous met dans la peau de Niko Bellic, un immigré d'Europe de l'Est venu s'installer à Liberty City sous les conseils de son cousin Roman se vantant d'y avoir trouvé le rêve américain. Mais, à son arrivée aux Etats-Unis, Niko se rend compte que son cousin lui a menti et que sa nouvelle vie n'est pas celle qu'il lui avait décrite dans ses nombreux courriels. Roman s'est créé beaucoup d'ennemis et a besoin de Niko afin de l'aider à résoudre ses multiples problèmes.

Le jeu est à 24,99€ sur le store mais vous pouvez obtenir la version boite à 14,80€ chez Amazon à cette adresse.

Énorme coup de la part de Microsoft puisqu'on apprend aujourd'hui que Grand Theft Auto I...


Annoncé en 2013 et très discret depuis, Get Even revient aujourd'hui avec un nouveau trailer et surtout, une date de sortie !

Développé par The Farm 51 et édité par Bandai Namco, Get Even est un jeu d’aventure fortement inspiré du cinéma et plus particulièrement du thriller psychologique (on pourrait penser à Condemned : Criminal Origins ou F.E.A.R.). Il se jouera à la première personne et mêlera ambiance pesante, intrigues et fusillades.
Lorsqu’il se réveille dans un asile désaffecté, Cole Black ne se souvient que d’une chose : avoir tenté de sauver une adolescente qui avait une bombe scotchée à la poitrine.Rien d’autre.
Grâce à une technologie étrange reliée à sa tête qui permet de lire et revoir ses souvenirs, Black explore les profondeurs de son propre cerveau dans le but de découvrir la vérité sur son passé. Sur ce qu’il s’est passé.
Le jeu est prévu pour le 26 mai prochain sur Xbox One, Playstation 4 et PC.

Annoncé en 2013 et très discret depuis, Get Even revient aujourd'hui avec un nouveau traile...

Synopsis
À Los Angeles, une jeune femme nommée Mia aspire à devenir une grande actrice, c’est alors qu’elle rencontre Sebastian, passionné de Jazz qui rêve d’avoir un bar.
C’est ensemble qu’ils essaieront d’accomplir leurs rêves.




 

SINGING IN LA LA LAND

Dernièrement, l’actualité cinématographique était portée sur un seul film : La La Land de Damien Chazelle, le prodigieux réalisateur qui nous avait livré en 2014 le somptueux Whiplash.
Si La La Land fait tant parler de lui, c’est avant tout car le film se veut être un hommage aux comédies musicales, mais aussi au vieux cinéma Hollywoodien. Avec en plus un casting 5 étoiles : Ryan Gosling (Drive, The Big Short) et Emma Stone (Crazy Stupid Love, Birdman).
Un total de sept Golden Globes pour La La Land, inutile de dire que ce film fait un carton au box-office, l’hyper communication autour a largement contribué. Mais quand est-il de la qualité globale de ce film ? Mérite-t-il ce succès ?

LA FUREUR DE VIVRE

Le film est véritablement un hommage aux comédies musicales, tous les ingrédients y sont réunis : la magie de l’univers, la romance et la musique bien évidemment. On retrouve beaucoup de références dans le film, notamment Les Parapluies de Cherbourg, Casablanca, La Fureur de Vivre
L’ambiance du film est juste excellente, Damien Chazelle arrive à nous dépeindre Los Angeles comme on ne l’a jamais vu, avec beaucoup de couleurs, très contrastées et agréables à regarder, cela donne un rendu assez onirique.
Petite parenthèse sur le fait que le film se passe à une époque contemporaine et paradoxalement, les accoutrements des personnages peuvent envoyer une image des années 60. Un choix certainement voulu par le réalisateur, pour appuyer son hommage.
Les musiques, les chants, les chorégraphies, tout est maîtrisé, dès la première scène (très bien réalisée) le réalisateur nous plonge dans l’atmosphère magique du film.
 La première partie de La La Land nous immerge pleinement dans l’histoire d’une manière agréable, on suit le quotidien de Ryan Gosling et d’Emma Stone, le tout ponctué par des musiques très bien écrites, assez entrainantes pour certaines.
C’est alors que vient la deuxième partie du film, beaucoup moins « Naïve », avec une approche un peu plus réaliste dans l’histoire (les tracas, les regrets…), avec quelques petites critiques sur le système Hollywoodien au passage…
Et c’est là que Damien Chazelle excelle, il part sur un schéma de base « classique » de comédie musicale, puis fait évoluer son sujet, et par la même occasion la nature de son film.

Plus clairement, son film sort des sentiers battus, pour avoir une approche originale. La La Land n’est pas une comédie musicale niaise dans laquelle on y trouve une succession de scènes de joie. La réalité rattrape le film, et lui donne un aspect mélancolique.
Techniquement, le film est un régal, proche de la perfection, il y a une très bonne composition des plans, mais le plus incroyable, c’est la couleur : Le film est divisé en quatre parties, les quatre saisons, Hiver, Printemps, Été, Automne. Ces saisons ont un impact sur les personnages, sur l’intrigue et sur la couleur.
Prenons le cas du personnage de Mia interprété par Emma Stone, en Hiver, sa couleur dominante (pour ses vêtements) et le bleu unis, puis jaune unis pour le Printemps, ce qui correspond à la mentalité du personnage, surtout pour le Printemps où elle est joyeuse, radieuse, comme le soleil : le jaune. Vu que les couleurs sont intensifiées, cela se remarque.


Et lorsqu’il commence à y avoir des problèmes dans la vie de Mia, principalement pour la partie Été/Automne, elle porte des habits avec des couleurs non unies, rayés, avec des motifs… la couleur est donc moins visible à l’écran, ce qui inconsciemment provoque cet état d « alerte » chez le spectateur, ce dernier sait que le protagoniste est en « détresse ».
L’esthétique et l’écriture s’accordent donc, ce qui est assez somptueux dans un film.
Quant aux acteurs, leurs interprétations sont un sans-faute, Ryan Gosling qu’on aurait pu trouver étrange dans une comédie musicale se débrouille très bien, son jeu d’acteur est détonnant et surprenant.
Emma Stone dégage un coté dynamique, joyeux, mais elle reste très touchante lors des scènes dramatiques, et lors des musiques, elle chante terriblement bien.

NEVERLAND

On ne peut pas vraiment émettre de point négatif sur La La Land, notamment car Damien Chazelle a choisi de respecter la narration d’une pure comédie musicale, tout en rajoutant sa pâte artistique et des éléments dramatiques qui s’intègrent bien au film. Donc bien sûr le scénario n’est pas exceptionnel, assez simpliste, mais l’intrigue se suit quand même avec intérêt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par les diverses chansons…
On peut aussi reprocher le fait que même si les chorégraphies sont belles (surtout la scène du début), ainsi que les musiques, il aurait fallu un brin de folie supplémentaire dans les scènes de danse et chants. Comme par exemple le moment où Ryan Gosling commence à faire des claquettes, puis danse quelques minutes avec Emma Stone, la beauté du cadrage (avec un aspect planant) rend cette séquence assez belle, mais lorsque l’on s’attarde sur les mouvements réalisés par les deux acteurs, on peut alors déchanter, légèrement…

HOLLYWOODLAND

C’est un pari réussi pour Damien Chazelle. Son amour d’Hollywood et de la comédie musicale se ressent, et cela nous emporte dans un tourbillon de bonheur, de musique, de rêve… rattrapé par la dure réalité de la vie.
Le genre peut déplaire, mais le film est tellement maîtrisé qu’on ne peut pas rester indifférent, si on fait l’effort d’accepter la comédie musicale, en sortant du film, on se sent bien, c’est l’effet feel good movie.
Si vous êtes un fan de comédie musicale, La La Land comblera toutes vos attentes et sera certainement votre film de l’année.
Nul doute qu’on reverra Damien Chazelle et toute sa troupe aux Oscars, car La La Land est bien parti pour rafler toutes les récompenses…

Critique écrite par Kyliann Mary



Synopsis À Los Angeles, une jeune femme nommée Mia aspire à devenir une grande actrice, c’est ...

Synopsis
À Boston dans les années 20, un vétéran de la guerre Joe Coughlin décide de mener une vie d’hors la loi, et de ne plus jamais se faire diriger par qui que ce soit.
C’est alors qu’il tombe amoureux de la femme du plus puissant caïd de Boston, ce dernier réplique par la violence, mais Joe survit.
Afin d’accomplir sa vengeance, Joe Coughlin va s’allier à une famille mafieuse rivale, et monter son propre empire…



 

LE RETOUR DU PARRAIN

Après Argo, la côte de Ben Affleck en tant que réalisateur n’a pas cessé d’augmenter, en plus d’être un très bon acteur, il arrive à réaliser des films puissants et prenants.
C’est ainsi qu’il signe son quatrième long métrage intitulé Live By Night, adapté du roman éponyme de Dennis Lehane paru en 2012. À noter que Ben avait déjà collaboré avec cet auteur sur Gone Baby Gone, qui est aussi une adaptation.
Le thème de ce film est orienté « gangster », un sous-genre qui reste plutôt rare ces temps-ci, mais agréable à regarder.
Reste à savoir si Live By Night s’inscrit dans le panthéon de ce genre de film, au côté de Scarface, ou bien encore de la trilogie du Parrain.

LES ANNÉES FOLLES

Ce qui frappe en premier dans ce film, c’est l’ambiance des années 20 terriblement bien retranscrite : des décors très beaux, les voitures d’époque, les costumes, le contexte historique…
Tous ces éléments sont là afin de nous immerger profondément dans le film, ce qui est très louable.
En plus d’avoir une ambiance prenante, l’esthétique du film est tout aussi belle, des cadrages propres (voir trop) et de belles couleurs.
Ben Affleck est vraiment un réalisateur minutieux, nul doute que durant les films où il était acteur, il devait observer les metteurs en scène, afin de s’inspirer de leurs techniques, pour justement les utiliser dans ses propres films.
Les premières minutes de Live By Night semblent prometteuses, on nous place les personnages, les situations, les enjeux, et c’est à ce moment-là, que le film reste au point mort.


PROHIBITION

Voici la composition du film Live By Night : le début, le vide et la fin.
En effet durant le milieu du film, une fois les enjeux placés, l’intrigue avance alors à contre-courant, elle délaisse des protagonistes qui pourtant pourraient sembler essentiels au film (le caïd de Boston en l’occurrence), et se concentre donc sur « l’ascension » de Joe Coughlin à Tampa. Avec en plus d’autres sous-intrigues qui se développent, avec entre autres sans trop spoiler le conflit avec le KKK, mais aussi le passage avec Elle Fanning (avec des mimiques étranges dans ce film).
C’est donc deux grosses histoires en parallèle qui se mettent en place, dont l’une qui devient obsolète pendant les ¾ du film, mais qui explose durant la dernière partie.
C’est donc assez confus, en plus de ça le film souffre de gros défauts de rythme, le début est assez prenant pourtant, avec des enchaînements de plans, de situations, cela laissait présager un fort dynamisme et que nenni !
Le milieu est ennuyant au possible, avec un enchainement d’enjeux qui deviennent de plus en plus lassant.



Et tous ces problèmes, en engendrent d’autres, comme par exemple l’écriture des personnages et leurs interprétations.
Ben Affleck incarne une sorte de « gangster gentil », qui refuse de se faire contrôler par d’autres hommes (ce qui est faux étant donné qu’il est à la botte du caïd italien durant le film), et qui a fait la guerre en Europe (dont il ne semble avoir aucun traumatisme). Même si c’est assez cliché, le plus problématique c’est l’interprétation fade de Ben Affleck, bien en deçà de ce que l’acteur peut proposer. 
Et l’auteur du livre, Denis Lehane l’avait bien senti avant la sortie du film, je cite : « qu’un comédien de la présence d’Affleck aurait trop de mal à accéder à la modestie et à la perfidie cachée qui tourmentent le personnage »
Il n’y a pas une once de perfidie (même cachée) dans le jeu de Ben Affleck, le personnage est totalement lisse.
Même constat pour tous les autres protagonistes. Le seul intéressant est le père de Joe, interprété par Brendan Gleeson (28 jours plus tard, Calvary), un commissaire de police, qui sait que son fils est un criminel…
 Du coup, pour la deuxième partie du film l’intrigue devient inintéressante et soporifique, c’est justement la fin qui réveille un peu l’histoire, mais c’est trop tard.
Ce ne sont pas 15 minutes qui vont sauver le film.


INCORRUPTIBLE

Malgré une ambiance très appréciable, certaines scènes d’action bien réalisées, le film ne prend jamais son envol et reste monotone tout comme l’interprétation de Ben Affleck.
Quant au scénario, il est assez banal, voire simpliste, une histoire de vengeance mêlée à une ascension au pouvoir… bref, du vu et revu.
C’est bien dommage, la forme y est, mais pas le fond.



Critique écrite par Kyliann Mary

Synopsis À Boston dans les années 20, un vétéran de la guerre Joe Coughlin décide de mener une...


L'un des plus gros succès de la Wii U, Mario Kart 8, va sortir sur Switch dans une version « Deluxe » très peu de temps après la sortie de la console (donc pas au lancement malheureusement).

En plus de proposer tous les DLC sortis jusqu'à ce jour, cette édition ajoutera de nouveaux personnages dont Bowser Jr., Skelerex, Roi Boo et les Inklings de Splatoon, ce qui fait grimper le compteur à 41 personnages ! Il est aussi mentionné que de nouveaux karts arriveront, notamment ceux de Splatoon, et que le mode 200cc sera disponible aussi.

Le jeu est annoncé pour le 28 avril au prix de...59,99€ (oui oui, ce n'est pas une blague).

L'un des plus gros succès de la Wii U, Mario Kart 8 , va sortir sur Switch dans une version...


A 5h ce matin, Nintendo tenait une conférence afin de présenter la Switch dans les moindres détails et en a profité pour annoncer le "Mario 3D" de la console : Super Mario Odyssey !

Ce nouveau Mario jouera la carte de l'originalité en proposant pour la première fois dans l'univers une map dans le monde « réel » (qui ressemble énormément à New-York d'ailleurs) ! Les niveaux permettront néanmoins un retour aux univers colorés auxquels nous sommes habitués, mais nul doute que nous prendrons tous du plaisir à se balader dans une vraie ville avec notre plombier préféré, pas vrai ?

Développé par la team derrière Super Mario Galaxy, le titre sortira en fin d'année.

A 5h ce matin, Nintendo tenait une conférence afin de présenter la Switch dans les moindres d...

Synopsis
Grâce à une machine libérant la mémoire génétique : L’Animus, un condamné à mort dénommé Callum Lynch va être soumis à revivre les aventures de son ancêtre Aguilar, un membre de la confrérie des Assassins en Espagne au XVe siècle.
Le tout dans le but de retrouver un artefact magique pour l’Ordre des Templiers, qui va permettre d’abolir la violence : la pomme d’Eden.
Mais entre les Assassins et les Templiers, vers qui Callum va-t-il se tourner ? 


 

RIEN N’EST VRAI…

Le jeu vidéo, cher aux enfants, aux ados prépubères et… bon il faut arrêter les clichés à un moment.
Des études ont récemment démontré qu’il y avait plus d’adultes que d’enfants joueurs. De plus, 7 français sur 10 jouent à des jeux vidéo, maintenant essayez d’imaginer le nombre de « gamers » au monde.

Pourquoi cette activité marche même mieux que le cinéma ? Pour ce dernier on est spectateur de l’œuvre, pour les jeux vidéo, nous sommes en interaction avec.
Existe-t-il un format mieux que l’autre ? C’est subjectif, le cinéma étant plus vieux, nous avons beaucoup plus de choses à nous mettre sous la dent. En effet le jeu vidéo est assez « récent » (l’idée du jeu vidéo émergeant en 1950), mais il a évolué au fil des années : des meilleurs graphismes, des meilleurs gameplays et surtout des meilleures histoires, inspirées notamment par son grand frère : le Cinéma.
Car oui, le 7ème Art sait comment raconter des histoires, et prendre certains codes scénaristiques et de mises en scènes pour pimenter son jeu vidéo, et ça c’est une bonne idée.
Ce qu’a fait le studio Ubisoft en 2007 avec l’arrivée de son jeu Assassin’s Creed, qui fut une énorme réussite et cela signa le début d’une nouvelle franchise, dont tous les gamers ont au moins entendu une fois parler.

Et c’est après plus de 18 jeux Assassin’s Creed (en comptant les suites et autres spin-off) qu’Ubisoft songe à franchir les barrières du cinéma, en adaptant leur célèbre franchise, avec à la réalisation Justin Kurzel (Macbeth), du côté casting Michael Fassbender (Shame, X-Men : Days of Future Past) et Marion Cotillard (La Môme, Inception), à noter que ces 2 acteurs ont joué dans Macbeth, réalisé justement par Justin Kurzel.
Alors attention, le film traitera d’une nouvelle histoire (mais avec grosso modo les mêmes éléments), étant donné que les producteurs ne voulaient pas que le public visé soit essentiellement composé par les admirateurs du jeu, notamment au vu des critiques négatives qui ressortent des films prenant ce modèle.

Donc le film Assassin’s Creed est une adaptation du jeu vidéo sans trop l’être, on y retrouve les mêmes factions (la secte des Assassins et l’Ordre des Templiers) mais avec une histoire, des personnages et des lieux différents.
 Et c’est une bonne chose dès le départ, car c’est un point majeur qui explique le fait que les adaptations de jeux vidéo sont mauvaises : le cinéma et le jeu vidéo ne sont pas les mêmes supports, donc appliquer des codes de jeu vidéo au cinéma provoquera des problèmes de qualité, à part si c’est assumé comme l’a fait Edgar Wright pour Scott Pilgrim, qui fait partie des meilleures adaptations de jeu au cinéma.

Reste à savoir si Assassin’s Creed appartient à la catégorie des mauvaises adaptations : tel que Max Payne, Silent Hill 2, Far Cry
Ou aux bonnes adaptations (moyennes dans plusieurs cas) : Warcraft, Silent Hill, Prince Of Persia.



TOUT EST PERMIS

Et en effet, le fait que cet Assassin’s Creed ne suive pas la trame exacte des jeux est un atout, cela permet au film de se démarquer, d’apporter de nouveaux personnages et plus de profondeur à la saga. Ce qui est en soit une excellente idée à appliquer pour un jeu ayant beaucoup de succès. Cela permet aussi d’éviter l’abondance de fan-service : effectivement il y a très peu d’allusion à la saga vidéoludique, juste un « easter egg » vers la fin du film (certains fans du jeu pourront alors reprocher au film d’être beaucoup trop indépendant par rapport à l’œuvre originale, c’est un point de vue).

En plus d’être une adaptation originale, le film est très soigné, avec une sorte de filtre orangé (assez sépia) lors des phases en Espagne du XVe siècle, les plans sont très beaux, surtout ceux avec l’aigle.
Il y a une vraie sensation de gigantisme, avec un cadrage qui montre bien le décor, en naviguant de lieu en lieu, sur ce côté, Justin Kurzel gère bien la réalisation, et malgré que la plupart des environnements soient faits en CGI, ainsi que les plusieurs filtres à l’écran, le résultat n’est jamais vraiment trop nauséabond, même si il est tout à fait possible de trouver que l’espèce de « blur» durant les séquences avec Aguilar soit dérangeant.


A noter que même si le cadrage adopte un style classique, certains plans se démarquent assez, notamment lors des combats, les très gros plans sur une arme par exemple, il y a un passage ou la caméra suit de très près la lame de l’assassin, ce qui donne un effet très sympathique.
Pour le côté action du film, c’est très bien mis en scène, les courses poursuites sont épiques et les cascades très appréciables même s’il y a certains moments de confusion pour quelques séquences d’action.


LES BUGS

Même si on peut trouver des bonnes choses pour cet Assassin’s Creed, on trouve aussi des défauts assez rageant, comme par exemple un scénario vraiment…classique, sans saveur.
Et tout ceci on pouvait le savoir dès la vue du texte déroulant au début du film, qui est aussi inesthétique qu’inutile, surtout qu’il est implanté là juste pour expliquer la guerre entre Assassins et Templiers. Qui aurait été facile à décrire en quelques plans (peut-être de la fainéantise ?).
Malgré ça, on est happé durant les 15 premières minutes, par l’univers accrocheur et l’approche originale, puis la tension redescend.
Les personnages deviennent rapidement clichés ou sans intérêts, faute d’écriture, notamment pour Marion Cotillard dont les motivations peuvent changer d’une scène à l’autre (trop brusquement). Sachant qu’en plus que Marion nous propose une interprétation en demi-teinte, résultat ce protagoniste est dénué de charisme.


Quant à Michael Fassbender, il fait une sympathique performance, mais son personnage reste basique. On a un début de protagoniste intéressant : Un début de folie, une soif de vengeance sanguinaire... puis le personnage redeviens tendre et aseptisé.
Donc tout le potentiel de Fassbender reste cloué au sol.

Et forcément c’est avec un mauvais traitement de personnage, et une histoire bateau qu’on a à faire aux incohérences, assez présentes durant le film.

Mais l’un des problèmes majeurs de ce long-métrage, est la fin, qui est absolument bâclée, juste incrustée pour énoncer une suite.


REQUIESCAT IN PACE

Sans jamais transcender le genre, Assassin’s Creed reste un honnête divertissement qui a le mérite d’innover en matière d’adaptation vidéoludique. Justin Kurzel est très doué, l’esthétique est belle, mais encore une fois c’est le fond qui gâche le film, beaucoup trop standard.
Et pourtant avec une telle histoire, il y a moyen de faire quelque chose d’incroyable, ça aurait été possible avec un autre scénariste moins formaté « Made in Hollywood ». Il aurait fallu un type comme Christopher Nolan par exemple… (on peut toujours rêver)
En espérant que les prochains Assassin’s Creed rectifient le tir.


Critique écrite par Kyliann Mary

Synopsis Grâce à une machine libérant la mémoire génétique : L’Animus, un condamné à mort déno...

Synopsis
Louise Banks, une experte en linguistique, est recrutée par l'armée afin de déterminer la raison de la présence d'extraterrestres sur Terre…









E.T téléphone maison

La science-fiction… chère à nos cœurs, souvent exploitée par le cinéma, autant en bien qu’en mal, d’ailleurs à votre avis, qu’est ce qui fait qu’un film de SF est bien ?
Clairement subjectif me direz-vous, certains trouveront leur bonheur dans des films pétaradant, bourrés d’effets spéciaux certes magnifiques, mais dénués d’histoire. Je prends en exemple Independance Day 2 sorti récemment, ou d’autres encore préfèreront une approche un peu plus cérébrale, voir sombre avec une histoire captivante et un univers accrocheur, comme Blade Runner, monument incontesté des films de science-fiction.
Bref, il y a énormément de raisons qui poussent quelqu’un à aimer la SF, c’est un genre de film magique, qui pousse l’imagination à son paroxysme.
Malheureusement depuis peu, les films de SF sont diminués à un seul sous genre : les films de science-fiction à gros budget. Ce qui est normal en soit, la plupart des personnes préfèrent un divertissement très bien fait, mais c’est souvent au détriment du scénario, étant donné que les effets spéciaux prennent tellement de place sur l’histoire, qu’au final cette dernière devient obsolète, juste pour justifier le brouhaha constant.
Et c’est alors que Denis Villeneuve arrive : Réalisateur Québécois de 49 ans, nous enflamme depuis peu avec son style de cinéma bien à lui. Adepte de l’anti-spectaculaire, Denis nous met en scène des histoires intéressantes, avec beaucoup de psychologie. C’est entre-autre le réalisateur de Prisoners, avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal mais aussi d’Enemy, toujours avec Jake, et le tout récent Sicario, avec Emily Blunt et Benicio Del Toro, tous sont des thrillers psychologiques, avec des contextes relativement différents.
Denis Villeneuve avait aussi réalisé Incendies qui lui a valu son droit d’entrée à Hollywood.
On a à faire à un réalisateur qui fait des films assez cérébraux et voici que Denis choisit d’adapter une nouvelle écrite par Ted Chiang : L’histoire de ta vie (Story of Your Life).
Le film quant à lui se nomme Premier Contact, on y retrouve au casting Amy Adams (Big Eyes, American Bluff), Jeremy Renner (Avengers, Démineurs) et Forest Whitaker (Le Majordome, Repo Men). Donc une belle brochette de bon acteur.
Maintenant reste à savoir si Premier Contact relance le genre de la SF intelligente…



Rencontre du troisième type

Évidemment, avec Denis Villeneuve aux commandes, on savait déjà que le film ne miserait pas tout sur ses effets spéciaux, c’est clair et net, mais alors sur quoi Premier Contact s’appuierait ?
Et bien tout simplement à un thème très original, rarement exploité dans les films de science-fiction (ou avec un contexte plus de guerre), la rencontre entre la race humaine, et les extraterrestres : le but de leurs arrivées ? une possible entente ? rien ne serait possible sans la communication, et c’est justement sur ça que se base le film : La communication.
Alors attention, le film ne se contente pas de nous livrer une histoire où pendant deux heures les humains essaient de communiquer avec les extraterrestres, elle aborde aussi la communication entre nous les humains. Il y a des réflexions sur la désunification de notre espèce, très intéressante que je ne pourrais malheureusement pas détailler sous risque de spoiler le film.
Donc le scénario est très original, mais quand est-il de l’enrobage ?
Et bien Denis Villeneuve est un bon cinéaste, son cadrage est toujours propre, adepte des plans paysage longs, pour bien situer le contexte, on en retrouvait à outrance dans Sicario, il y en a aussi dans Premier Contact, mais beaucoup moins, l’image reste très soignée, pas mal de symétrie dans les plans, ce qui donne un aspect poétique au film.


Les personnages sont attachants, Amy Adams fait une bonne interprétation, surtout que comme le film se focalise sur elle, il y a une dimension assez intimiste. Jeremy Renner quant à lui s’en sort bien, avec un protagoniste qu’il incarne rarement, un intello un peu maladroit.
Le film est beau visuellement, et bon intellectuellement, et au niveau sonore ? et bien c’est aussi une réussite, Jóhann Jóhannsson qui est le compositeur que Denis Villeneuve affectionne (Prisoners, Sicario) est toujours aussi excellent, avec des sons lourds, à la fois lugubres et synthétiques pour un résultat prenant.
D’ailleurs on peut souligner le gros travail sur le sound-design, qui rend le film encore plus intense.




Planète interdite pour les Aliens ?

Même si le film est bourré de bonnes idées, il n’en demeure pas moins imparfait, on peut noter un défaut de rythme pour certains passages (juste avant la scène de la voix-off par Jeremy Renner), étonnant de la part de Denis Villeneuve qui peut rendre une scène intense à partir de rien, certainement ce nouveau genre :  il ne le maîtrise pas encore, mais c’est déjà très bien, malheureusement cette question de rythme va en déplaire à plus d’un.
Si Prisoners arrivait à nous scotcher grâce à la tension ambiante, certains moments de Premier Contact sembleront longs…surtout pour quelqu’un qui ne sera pas séduit dès les 30 premières minutes du film.
Un autre problème du film est à noter, entre autres le cliché du militaire écervelé qui veut tirer sur tout ce qui bouge, je n’entre pas dans les détails pour ne rien dévoiler sur l’intrigue, mais ceux qui auront vu le film comprendront.
Ces défauts sont pourtant inhabituels de la part de Denis Villeneuve (qui fait des films toujours très cohérent), mais ne nuisent pas à l’efficacité du film.
Il y a aussi quelques incohérences scénaristiques, surtout vers la fin, mais encore une fois pardonnables, surtout car Premier Contact dépasse son statut de film SF, pour atteindre encore autre chose…un film sur l’humain, la famille, l’amour, la vie.



Full-contact

Premier Contact s’inscrit bel et bien avec honneur dans la filmographie de Denis Villeneuve, un film beau, intelligent et puissant selon votre attention.
Vous avez envie découvrir un nouveau genre de science-fiction ? de faire une cure de blockbuster ? ou tout simplement de vivre une expérience captivante, alors regardez Premier Contact, mais vous êtes prévenu, ne vous attendez pas à du spectaculaire. Malgré qu’il y ait des extraterrestres, le film en montre peu (au sens général), pour développer le plaisir de l’attente.
Petite parenthèse sur Denis Villeneuve, c’est ce réalisateur plein de talent qui sera aux commandes de la suite du mythique Blade Runner, sobrement nommé Blade Runner 2049 avec Ryan Gosling et Harrisson Ford, produit par Ridley Scott (ouf, il ne le réalise pas, cela nous évitera l’effet Prometheus bis).
Il n’y a pas à dire, Denis Villeneuve est parfait pour réaliser ce sequel, il peut s’accaparer tout l’univers sombre et poétique de Blade Runner, et tout comme le premier film de 1982, ce ne sera pas un vulgaire blockbuster avec des explosions à tous les plans (même si Blade Runner était assez spectaculaire pour l’époque, surtout pour les décors, il n’en restait pas moins très cérébral).
Et en plus c’est encore Jóhann Jóhannsson qui sera le compositeur, qui peut être un bon successeur à Vangelis.
Bon, plus qu’à espérer, mais ne vous en fait pas trop sur la qualité de ce Blade Runner 2, contentez-vous juste d’attendre jusqu’en octobre 2017 pour apprécier encore une fois le cinéma de Denis Villeneuve.

 Critique écrite par Kyliann Mary

Synopsis Louise Banks, une experte en linguistique, est recrutée par l'armée afin de déter...