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[Critique] Ready Player One

Synopsis
2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…






IT’S IN THE GAME

Avant d’être un film, Ready Player One est un roman américain écrit par Ernest Cline, publié en France en 2013.
Depuis 2015 une adaptation cinématographique est annoncée et c’est finalement Steven Spielberg qui fut choisi à la réalisation. Ce qui est un bon choix, surtout pour faire un film abordant la pop culture en général, Steven étant un énorme fan de jeux vidéo, on avait de quoi être confiant pour ce film qui fait partie des plus gros blockbusters de l’année.

De plus, Ready Player One a forcément créée la « hype » notamment grâce à ses trailers et autres, qui laissaient présager un nombre incalculable de références au sein du film, de quoi amadouer les amateurs de pop culture et autres… Mais maintenant que le film est sorti, l’attente est-elle justifiée ?


 

READY… GO !

Ce qui fait vraiment plaisir dans Ready Player One, c’est tout cet élan de nostalgie qui nous envahit durant le visionnage, le film baignant dans la culture pop des années 80, 90 et 2000, le résultat est totalement plaisant, surtout les références sont bien choisies, et elles ne sont en aucun cas placées sans raison ou disposées juste pour faire plaisir.

La plupart des caméos sont presque obscurcis, ils sont visibles certes, mais le film ne s’attarde pas sur telle ou telle référence, ce qui casse l’effet fan-service. On est juste heureux de reconnaître un personnage emblématique de jeux vidéo, de film, de manga, mais ça s’arrête là.
C’est disposé à la fois comme un clin d’œil, et à la fois pour rendre l’univers fictif d’OASIS (le jeux vidéo en réalité virtuelle dans le film) encore plus grand et complexe.


Et il est aussi agréable de voir que les références présentées à l’écran soient subtiles et recherchées, ça va de personnages iconiques tel que Batman, Superman, jusqu’à des films d’animation cultes tel qu’Akira, le Géant de Fer 
Ready Player One pioche bien dans la culture populaire, ce qui fait que chaque spectateur trouvera son bonheur au niveau des références.


Mais il n’y a pas que les clins-d ’œil qui font que le film est appréciable, visuellement Ready Player One rentre dans le panthéon des films avec les meilleurs CGI.
Effectivement, les effets spéciaux sont saisissants, bien qu’il y ait beaucoup d’information à l’écran, les scènes spectaculaires arrivent à rester lisibles et incroyables.
De plus, la plupart des décors 3D sont somptueux, le monde d’OASIS regorge de vie et cela renforce l’immersion du spectateur dans le film.

Passons maintenant à l’histoire, elle se rapproche beaucoup de celle du livre en beaucoup plus condensé mais la trame reste prenante, avec surtout un rythme très (voir trop) intense.
Mais il faut aussi souligner que le nouveau bébé de Steven Spielberg parle avant tout de jeux vidéo, et pour la première partie du film, Ready Player One aborde assez bien cette thématique, et c’est rare dans le cinéma !

On y retrouve des messages assez simples comme le fait d’utiliser les jeux vidéo pour s’évader, mais aussi des messages plus complexes avec des notions d’enfermement, ce qu’est la réalité etc… Mais malheureusement, c’est vraiment juste pour la première partie du film…




GAME OVER

Le film traitait pourtant assez bien le jeu vidéo au début en abordant des thèmes intéressants, malheureusement vers la deuxième partie du long-métrage, et surtout à la fin rassurez-vous pas de spoil, Ready Player One commence à sombrer dans une certaine naïveté et aussi à avoir un aspect moralisateur avec beaucoup de clichés et c’est vraiment dommage.

Pour le spectateur qui n’est pas forcément un gros « gameur », juste un connaisseur, ça ne va pas lui sembler anormal cet aspect moralisateur, mais pour ceux qui baignent réellement dans cette culture, tout le propos du film se retrouve anéanti rien que par les 2 dernières minutes du long-métrage, de plus cette morale est vraiment rétrograde, voir assez stupide car elle nous est donnée vraiment maladroitement.




Comme mentionné plus haut, le rythme est rapide, intense, ce qui certes, plonge violemment le spectateur dans le long-métrage, mais malheureusement beaucoup trop, il est normal que le film ne perde pas de temps, surtout quand il doit condenser une intrigue de livre en deux heures, mais on sent clairement que Ready Player One est trop rushé, il lui manque 10-15 minutes pour être vraiment parfaitement abordable.

Cet effet de rush se ressent aussi dans les personnages, la plupart sont définitivement oubliables ! Comme les compères du héros, qui manquent cruellement d’écriture (et de charisme).


Et un autre problème découle de ce rythme trop rapide : Une quasi absence d’émotion tout au long de Ready Player One.
Sans spoiler, il se passe quelque chose de tragique à un moment dans le film, et bien la personne concernée n’en a strictement rien à faire, comme si rien ne s’était passé et ça, c’est encore une fois dû au rythme trop soutenu qui ne laisse pas la place aux sentiments, le film est conçu pour nous faire rêver, nous mettre une claque et ça s’arrête là…

Après comment ne pas mentionner les incohérences dans le film, notamment plus « techniques », avec les personnes qui utilisent la VR dans la rue, en courant de partout, au risque de se prendre un poteau dans la tronche, ou encore le fait que tout le monde utilise la VR en mouvement pour simuler le mouvement dans le jeu, alors que le grand méchant du film l’utilise dans un fauteuil mais bouge dans le jeu aussi…
Bon c’est vraiment du chipotage, cela n’enlève en rien à la qualité du film, mais ce sont des petits détails comme ceux-là qui peuvent amputer toute crédibilité.




NEXT LEVEL

Ready Player One est un bon blockbuster, très divertissant, rafraîchissant, il nous fait rêver avec ce monde virtuel fantastique, de plus il aborde des thèmes intéressant sur les jeux vidéo… Mais encore un fois, c’est gâché à la fin du film.

La touche du réalisateur est présente, mais il reste regrettable que Steven Spielberg n’arrive pas à mêler spectaculaire et émotion, encore plus dommage sachant qu’il est déjà arrivé à faire ça auparavant, avec A.I. Intelligence artificielle.

En outre, Ready Player One reste un bon film d’aventure science-fiction pour la famille, il est impossible de ne pas passer un bon moment, mais il est dommage de se dire que le long-métrage aurait pu être un chef d’œuvre avec plus de profondeur et sans les défauts assez grossiers énoncés plus haut.




Critique écrite par Kyliann M.

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