[Critique] La Planète des Singes : Suprématie - GeekMPT: Blog Jeux Video, Cinéma, Séries TV, Loisirs et Bons Plans

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Synopsis
Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète. 


KING KONG

La Planète des Singes - Suprématie est le troisième film du reboot de La Planète des Singes, qui fait partie des franchises emblématiques à Hollywood.

Petit rappel historique, à la base, La Planète des Singes est un roman, publié en 1963 par Pierre Boulle, et oui, cocorico, c'est un écrivain français.
Le plus beau dans tout ça, c'est que ces romans furent adapté en film et produit par la 20th Century Fox : Plus de cinq films entre 1968 et 1973 (dont la qualité est assez inégale).
Puis un autre film en 2001, La Planète des Singes, réalisé par Tim Burton, et certainement son film le plus impersonnel.

C'est alors qu'un reboot complet (et non pas une prequel) est annoncé, une trilogie revisitant la saga.
-La Planète des Singes : Les Origines.
-La Planète des Singes : L'Affrontement.
-La Planète des Singes : Suprématie.

Du coup, pour en revenir à Suprématie, ce film était assez attendu, étant donné la qualité des précédents reboot. Les Origines était sympathique, mais surtout le deuxième volet : L’Affrontement est un film brillant à grand spectacle, il est considéré à raison comme étant un blockbuster intelligent.

Donc oui, on pouvait s'attendre à un grand film, encore plus abouti que ses ainés, surtout que Suprématie est réalisé par Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer), le même réalisateur que pour L'Affrontement.

Alors, la conclusion de cette trilogie finit-elle en beauté ?




MALIN COMME…

Ce qui éblouit à première vue dans Suprématie, c’est les progrès accomplis lors de l’animation des singes, le réalisme est sidérant, déjà pour les précédents volets c’était du très bon, mais là jamais la motion capture n’aura été aussi saisissante, Andy Serkis (King Kong, Le Seigneur Des Anneaux) crève l'écran en incarnant César. Il arrive à imiter parfaitement le singe tout en nous faisant ressentir son côté "humain".




Les CGI sont excellents, la fourrure des singes, les expressions faciales, tout est incroyablement bien retranscrit, détaillé et beau.

De plus, Suprématie ne se repose pas sur ses effets spéciaux, le film propose une histoire assez efficace, intelligente, dans la continuité de L’Affrontement : l’homme contre les singes et l’inversement des rôles entre l’humanité et la bestialité, à quel point les actes et non l’apparence déterminent l’humanité.
Un message beau, puissant et très bien amené dans le long-métrage, sans jamais trop paraphraser le propos durant le film (sauf la fin).

Mais pour ce troisième volet, ce message est accentué par le fait que le spectateur ne peut s’attacher à aucun humain dans le film (Il y a la petite fille mais bon…)
C’est assez osé, mais Suprématie nous relate une histoire avec uniquement des singes dans les personnages principaux.

Le film arrive aussi à ne pas tomber dans le manichéisme (enfin pas vraiment), même si l’antagoniste principal est un humain : Le colonel, et que ses actes sont totalement inhumains, une raison est donnée, et là encore le message est fort : Afin de survivre, l’espèce humaine sacrifie son humanité, un choix cornélien, qui peut être compréhensible aux yeux des spectateurs.

Le colonel est d’ailleurs joué par Woody Harrelson (No Country For Old Men, True Detective), qui donne une dimension assez « folle » au personnage.




FULL BONOBO

Encore une fois, la narration s’intéresse exclusivement sur les singes, ce qui pose quelques problèmes : À contrario du deuxième volet, on avait de multiples personnages humains et singes avec, pour certains, des bonnes intentions et pour d’autres, des mauvaises et c’est justement ça qui était intéressant, de voir un parallèle avec des humains et des singes dotés d’une mentalité bienveillante, et à l’inverse, des humains et des singes avec une volonté néfaste, et inhumaine.

S’intéresser à ces deux races, en présentant le meilleur et le pire dans chacune d’elles est important afin de garder le spectateur en éveil, et facilite aussi le fait de rentrer en immersion dans le film (car bon, pas terrible d’être en immersion avec un singe).

Pour ce troisième volet, on peut catégoriser les singes dans les « gentils », étant donné que la narration ne fait place qu’aux singes, et les humains en tant que « méchant », même s’il y a une raison, le traitement des humains est moindre, ils sont donc totalement des antagonistes, à aucun moment, le spectateur ne peut prendre le parti des humains… juste le comprendre.




Sans rentrer trop systématiquement dans la comparaison entre L’Affrontement et Suprématie, pour ce dernier on peut être quelque peu déçu par l’esthétique : Matt Reeves avait pourtant fait du très bon boulot avec L’Affrontement, avec des plans qui marquaient les mémoires, comme le plan séquence de la bataille entre les humains et les singes, à bord d’un tank.

Pour Suprématie, mis à part le plan zénithal (en plongée, vue du dessus) du début, l’image est assez sobre, avec quelques moments intéressants comme le passage où les humains prennent d’assaut la tanière des singes, avec les viseurs laser des armes se reflétant dans une cascade, mis à part cela le film reste classique, aucune prise de risque et c’est bien dommage.

À noter aussi un problème de rythme à certain moment du film, pas de spoil, mais vers le milieu, l’intrigue reste bien à plat pendant une vingtaine de minutes…

Et comment ne pas parler de la fin vraiment mauvaise, qui est à la fois incohérente et totalement bâclée…Utiliser des raccourcis scénaristiques c'est vraiment décevant, surtout lorsque l'on sait que c'est la conclusion de cette saga reboot, même s'il est fortement probable d'avoir d'autres long-métrages s'appuyant sur ces films.




MAN VS WILD

Suprématie est un film très correct, malheureusement, il ne laisse pas un aussi bon souvenir que La Planète des Singes : L’Affrontement.
Et pourtant, il y a la plupart des ingrédients : Matt Reeves, le message sur l’humanité intéressant, une composition musicale très sympathique, l’incroyable motion capture… Et au final le film n'arrive pas à être totalement savoureux.
Et c’est franchement regrettable.




Critique écrite par Kyliann Mary


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14 commentaires :

  1. Je pense que la critique est bonne mais il manque une l'exposition de l'aspect philosophique de ce troisième volet qui me semble avoir étais plus prometteur et mieux orchestré que les volets précédent, un petit bémol pour cette oublie sinon la critique reste cohérente et à minima bonne.

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    1. Je comprends entièrement ton point de vu, par contre j'ai mentionné le fait que ce troisième volet a un coté nouveau, notamment avec ce choix d’implanter seulement des singes comme protagonistes, donc quelque part, c'est "prometteur" au niveau de la portée du message, ça va plus loin "symboliquement" (philosophiquement si tu préfères) que les précédent volets.

      Après, et là c'est purement subjectif, c'est ce coté qui au final n'a pas fonctionné (pour moi en tout cas).

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    2. Dans un premier temps je ne vous permets pas de me tutoyer même si le fait de tutoyer quelqu'un sur un blog ou dans une vidéo YouTube rapporte une notion de proximité à l'auditeur, néanmoins je pense que l'aspect philosophique ou symbolique pour vous à été très importante durant ce volet plus que dans les autres par des actions des protagonistes accentués, vous n'avez pas du les percevoir soit par un manque d'attention prohibitoire de votre part ou soit parce que certains éléments même accentué par le réalisateur reste dur à percevoir et à en déduire la penser philosophique qui se cache derrière. Par ailleurs je ne pense pas que que cet aspect symbolique que nous transmettent les singes en tant que protagoniste n'a ps fonctionné car cela vous à obligé à regarder, à sentir des émotions de manière objective et différente. Néanmoins je reste moi aussi sur m'a faim et attends avec impatience une suite.

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    3. Désolé si cette proximité via le tutoiement vous gêne, comme vous l'avez indiqué, sur un blog on essaie d'être le proche possible de son lecteur, mais si cela vous agace, et bien soit, je vous vouvoierez.

      Alors j'aimerai bien avoir une indication de votre part sur les autres éléments philosophiques du film, mis à part sur les protagonistes, et le message sur l'humanité qui est le thème principal de La Planète des Singes.
      Il me semble avoir mentionné la plupart des messages symboliques de ce film, le sacrifice de son humanité pour survivre, les rôles qui s'inverse entre bestialité et humanité.

      Concernant sur l'aspect symbolique des protagonistes, encore une fois, j'ai indiqué que c'était subjectif, et non cela n'a pas marché sur moi tout simplement car je n'ai eu que très peu d'attachement au final pour les personnages, pour des raisons indiqués dans la critique.

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    4. Encore une fois pour mieux comprendre ce film il aurait fallut que vous regardiez ses prédécesseurs en remettant si vous le vouliez jusqu'au livre de Pierre Boulle, car le message que nous donne Pierre Boulle à travers son film est un message pessimiste. Pierre Boulle ne nous laisse aucun espoir : l'homme a définitivement été remplacé par les singes. C'est la morale de l'histoire : l'homme, aveuglé par ce qu'il considère comme sa supériorité sur la nature et le règne animal, devient veule et paresseux. Ayant atteint le sommet de son évolution, jouant à l'apprenti-sorcier, il finira par décliner : après tout, même les grands empires ont chuté. Rome la toute puissante n'a-t-elle pas sombré dans la décadence, avant de succomber aux invasions barbares ?

      Qu'en sera-t-il de notre monde ? voici la question final que nous donne ce livre et les première adaptations, à l'instar de ces 3 volet de la planète des singe qui nous montre l'évolution de cette vision pessimiste, dans le volet les singe on d'abord aucunes identité sociale avant de s’approprier grâce au sérum une identité de foule dans un premiers temps avec une violence minime et irréfléchie jusqu’à une identité de "meute" où l'on distingue un meneur fort qui sait prendre en considération les difficulté et le mesure à prendre. Dans le second volet on peut voir le commencement de la décadence de l'humanité avec des premier affrontement sanglant, brutale mais on peut distinguer que certains singe font une abîme de leur personne de leur être ce qui donne des scène d'une extrème douceur durant les différents affrontement, et enfin dans ce dernier volet nous assistons tout simplement non pas à un sacrifice de son humanité pour survivre car un homme reste un bête au fond de lui comme le disait hobbes " L'homme est un loup pour l'homme". Donc nous ne voyons pas l'inversement des rôle entre bestialité et humanité mais à un ultimatum opposant 2 entité 2 espèce qui au finale sont égaux sur le plan de l’intelligence. Cette ultimatum mènera la disparition de l'espèce la plus faible comme pour le paranthronus qui à disparue à l'instar de L'homosapiense.

      Pour finir je dirais qu'il n'était pas nécessaire que vous me répondiez avec un ton hautain dans la première partie de votre réponse.

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    5. Alors premièrement, non je ne vous ai pas répondu avec un ton hautain dans ma réponse, désolé que vous le perceviez comme ça, mais c'est faux.

      Ce qui est drôle, c'est que c'est plutôt moi qui est le sentiment que vous prenez un air supérieur, ne vous vexez pas, mais vu que la majorité de vos phrases s'oriente sur mon "incompréhension", au lieu justement de directement partager les informations, dans un climat totalement "amical" (d'un débat mature), renforcé par le fait que vous ne supportez pas d'être tutoyé, sur internet, sur un blog, difficilement concevable tout de même, ce qui ne m'a pas empêcher de respecter et d'accepter votre requête et de répondre le plus aimablement possible (même si vous pensez le contraire).

      Bref, repartons sur des bonnes bases.

      Deuxièmement, j'ai vu les précédents films, toute la trilogie reboot, les cinq premier film de 1968-1971, mais effectivement je n'ai pas lu le roman de Pierre Boulle, je ne prétends avoir une connaissance absolue de l’œuvre.

      Et ce que vous racontez, la vision pessimiste de cette auteur, c'est très intéressant, bien que je l'a perçois, alors oui je n'en parle pas dans ma critique, car cela alourdirai totalement le sens car au final, l'essence même du message est déjà compris dans la critique (certes, avec beaucoup moins de profondeur je vous l'accorde, mais ce n'est pas le but ici).

      Par contre, avec tout le respect que je vous dois, faire des copiés collés c'est bien, mais vous perdez toute crédibilité, mentionnez au moins les sources : https://scribium.com/benjamin-salley/la-planete-des-singes-un-conte-philosophique-de-pierre-boulle-hze2e8


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    6. Désolé de vous l'apprendre lais je suis Benjamin Salley il n'est donc pas obligé pour ma personne de mentionné mon propre nom ou encore de mentionner le liens html de mon scribium car cela serai sûrement mal pris de votre part et pris comme une publicité. De plus je ne vous ai fais remarquer que certains point qui étaient dommage d'être pas mentionné car comme je l'ai dis la critique reste bonne à mon avis, enfin en ce qui concerne la politesse je n'ai fais que rappeler une règle de politesse qui me parait normal même sur internet.

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    7. Et bien enchanté Benjamin Salley !

      Je veux bien vous croire et vous pouvez mentionner des sources pas de soucis, surtout lorsque vous voulez vous appuyer sur quelque chose de précis, en l'occurence même si c'est vous l'auteur de la source, vous reprenez votre paragraphe donc ça peut porter à confusion.

      D'ailleurs je me permet de vous dire que votre article est très intéressant.

      Je n'ai pas mal pris le fait que vous préférez être vouvoyé, juste étonné mais encore une fois, je respecte votre point de vu. Mais je n'ai pas été hautain, et je pense finalement que vous non plus, dur de distinguer les véritables intentions d'autrui via des messages sur un blog.

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    8. Je comprend que cela pouvais porter à confusion avec du recule mais j'avais la faïencerie de réécrire ce morceau de texte que j'avais écris auparavant sur mon scribium. Je vous remercie pour l’intérêt que vous avez porté à mon article même si au fond il n'est qu'une ébauche d'une réflexion plus longue qui pourrait être porté à ce livre et ses différentes adaptation audiovisuelle. Je suis d'accord sur le faites que notre ton utilisé lors de notre petit débat à pu être fondé sur une mauvaise compréhension de ce que voulais dire nos dis pour ma part sans blablater sur mon mon passé je suis en fin de master en lettre moderne et la façon dont vos phrase étaient formulés laisser paraître un petit sentiment d'ironie. enfin je suis aussi d'accord sur le fait que personne ne peux savoir les intentions d'autrui par le biais de message sur un forum ou sur internet tout simplement.

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    9. Je vous assure, il n'y avait point d'ironie et s'il y en a et bien ce n'est pas intentionnel, je suis moi même un férue de lettre, je reconnais, certains passages peuvent prêter à confusion.

      Dans tous les cas, effaçons ce quiproquos, et repartons sur des bonnes bases comme je l'ai suggérer plus haut.

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    10. Je vous remercie pour ce petit débat qui même s'il a pu paraître à un moment partir en un règlement de comptes, a su être riche en argument et en point de vue.
      D'autre part je lirais vos prochaines critiques avec attention.

      Au plaisir de pouvoir débattre avec vous Mr Kyliann M. sur d'autres sujets.

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  2. Super déçu
    Film prévisible et trop long je me suis endormi
    J'ai dépensé 10€ pour rien

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  3. Est-ce qu'il y aura une suite ?

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    1. C'est assez probable, pour l'instant le réalisateur Matt Reeves est sur un autre projet, (The Batman) donc ce sera soit avec un autre metteur en scène, soit après 2019.

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